Ecologie et Environnement

UEPS 2015 NVS : Ecologie et Environnement

Ecologie – Environnement. 

Nous défendons les positions ci-dessous :

 « On n’hérite pas de la terre de nos parents, on l’emprunte à nos enfants » Saint Exupéry

Nous devons repenser notre modèle de développement.

Sauver la planète de la pollution massive qu’engendre la civilisation industrielle est un défi majeur que doit relever impérativement le XXIè siècle. Face à un environnement qui se détériore rapidement,

Jamais dans toute l’histoire de l’humanité nous n’avons eu faire face à quoi que ce soit qui puisse ressembler, même de loin, à ce qui nous attend si nous persistons à détruire notre environnement.

  • Remettre en cause un modèle économique qui pousse à la surexploitation des ressources naturelles doit permettre de mettre en place un commerce équitable fondé sur des valeurs respectueuses de l’individu et de l’environnement.
  • L’écologie, le social et l’économie sont indissociables pour déboucher sur une prospérité enfin débarrassée de la croissance productiviste responsable des inégalités et de la crise écologique.

Le réchauffement climatique pourrait changer radicalement le climat de l’Europe.

  • L’impact du réchauffement climatique va rendre de grandes parties du globe inhabitables et provoquer le déplacement de 200 millions de personnes avec la remontée du niveau des mers.
  • La disparition, chaque seconde, d’un dixième d’hectare de forêt tropicale, la multiplication par mille du taux d’extinction des espèces vivantes, l’amincissement de la couche d’ozone sous toutes les latitudes, la destruction possible de l’équilibre climatique qui rend notre monde vivable, imposent de réagir au plus vite.

Les solutions écologiques sont aussi politiques.

  • Le problème écologique et indissociable de l’évolution démographique de la population humaine. La population du globe est évaluée 6,4 milliards d’individus. Les experts jugent que dans les 45 prochaines années, elle atteindra 9 milliards d’individus. L’accroissement de la population mondiale exerce une pression considérable sur les ressources naturelles de notre planète. 94 % de cet  accroissement se situent dans les pays en voie de développement. Les réformes structurelles imposées par le FMI aux pays du Sud ont substitué une occupation coloniale par un asservissement par la dette.
    • Il faut supprimer la dette du tiers-monde et allouer des ressources au financement des programmes d’aide au développement, à l’éducation, à l’accès aux moyens de contraceptions pour que s’opère une mutation démographique à l’instar des pays occidentaux.
    • C’est un enjeu majeur auquel une politique de gauche de long terme doit répondre.
  • Pour nourrir la population mondiale, il faut 200 kg de céréales par an et par habitant. 330 kg sont déjà produits. Les excédents nourrissent le bétail et abreuvent les voitures. Pourtant les trois quarts des gens qui ont faim dans le monde sont des agriculteurs. Quand l’agriculture traditionnelle produit 500 kg de céréales, l’agriculture productiviste en produit 500 tonnes. Les pays émergents ne peuvent rivaliser avec la production des pays industriels.
    • La libéralisation des échanges agricoles inscrite dans le cycle de Doha condamne à mort l’agriculture vivrière des pays du Sud et leur refuse tout accès à la souveraineté alimentaire.
    • Mais au-delà il faut assumer le fait que certains ensembles de pays ne sont déjà plus à un stade démographique où l’autonomie alimentaire est possible (par exemple la rive Sud de la Méditerranée). Il faut donc trouver les moyens de participer à l’approvisionnement de ces pays de la manière la plus équitable et écologique qui soit.
    • Cela doit passer par des partenariats à l’intérieur d’ensembles géographiques. Nous ne pourrons sortir de la crise écologique sans un soutien financier renouvelé et un transfert de technologie aux pays du Sud qui demandent réparation pour le pillage de leurs matières premières.
  • Partout nous devons stopper l’épuisement des sols, la surexploitation des fonds marins et des ressources halieutiques encouragée par l’attribution de subventions inappropriées qui contribuent à la perte de la diversité biologique.
  • Un investissement massif dans l’agriculture biologique est indispensable pour sauver les écosystèmes. Elle est déjà pratiquée dans 120 pays et représente un marché de 40 milliards de dollars. Ses bienfaits ne sont plus à démontrer : elle n’épuise pas les sols, pollue peu l’environnement et produit des aliments riches en valeur nutritive.
  • Dans le nouveau contexte énergétique et climatique qui se fait jour, relocaliser une partie de la production agricole chaque fois qu’il est possible afin de l’adapter au terroir, de rapprocher le producteur du consommateur, de permettre au pays du tiers-monde de renouer avec une agriculture vivrière (et leur souveraineté alimentaire) qui répond au besoin des populations et de mettre fin à la prolifération des cultures OGM.
  • Il faut défendre les circuits courts,les installations de jeunes agriculteurs, faire de l’éducation à l’alimentation.
  • Il faut faire bouger l’ensemble de l’infrastructure agricole, y compris les coopératives, les négociants, etc…, pas seulement les agriculteurs ; mais pour cela il faut accepter l’idée que oui on a encore besoin de coopératives et de capitaux.
  • Il faut travailler sur les transitions et sur la situation immédiate des agriculteurs. Les objectifs pour l’AB sont de 6% des surfaces en 2012 et 20% en 2020, mais bien peu sont ceux qui croient à la possibilité d’y arriver ; même si la politique volontariste évoquée plus haut est mise en œuvre et qu’on y arrive, il restera encore pas mal de surfaces et d’agriculteurs qui ne sont pas bio, et ceux-là il faut aussi les faire évoluer dans le bon sens.
  • L’agriculture est liée au reste de l’économie : si on veut produire à coût plus élevé, il faudra bien que le consommateur dépense plus pour son alimentation, et là il va falloir l’accompagner socialement.
  • Ceci ne se fera pas sans reconsidérer la politique agricole commune en Europe et la politique de subvention que les grandes nations agro-industrielles mettent en place aujourd’hui au détriment des productions vivrières et durables existant dans les pays du tiers-monde.

Notre civilisation dépend de conditions climatiques stables.

  • La concentration de CO2 dans l’atmosphère favorise son réchauffement ce qui entraîne des catastrophes naturelles à l’échelle mondiale.
  • Il faut réformer d’urgence notre politique énergétique, rationaliser les transports et les bâtiments pour diviser par 4 nos émissions de gaz à effet de serre d’ici 2050 en sachant que des sources d’énergie durables sont à développer en priorité.
  • Sur le plan de l’efficacité énergétique et de la limitation de la production de GES, il y a autant de variabilité de performance chez les bio que chez les non bio ; il faudrait donc envisager des moyens d’améliorer les performances de tous, en ayant des modes de financement (incitatifs) liés au résultat environnemental
  • Préserver les ressources naturelles doit devenir une priorité de l’humanité. Ce qu’il reste des forêts mondiales est menacé et doit être impérativement protégé par un organisme mondial et décrété patrimoine de l’humanité.
  • Des solutions permettant aux pays possédant des zones forestières importantes (comme le Brésil) de se développer sans surexploiter leurs ressources naturelles doivent êtres apportées et financées par les puissances économiques qui, en d’autre temps, ont pu exploiter leurs ressources naturelles sans contraintes.
  • Alerter et éduquer les populations sur les enjeux et les pratiques écologiques aussi bien environnementales qu’alimentaires doit devenir une priorité de nos gouvernements.

À l’aide de techniques déjà largement éprouvées,

Un des points fondamentaux de la sauvegarde de l’environnement et de la diversité passe par la maitrise des énergies nécessaires à la vie de l’homme sur terre.

  • il est possible de commencer à remplacer les énergies actuelles par des énergies renouvelables qui n’épuiseront pas notre planète. Les investissements nécessaires dans la recherche doivent être entrepris. Des milliers de salariés danois travaillent aujourd’hui pour mettre au point et fabriquer des éoliennes qui seront exportées aux quatre coins du globe.
  • Pourquoi, sur la biomasse, la France qui dispose du premier massif forestier d’Europe ne pourrait-elle prendre le leadership qu’elle a su prendre pour le nucléaire ?
  • Le débat sur la maitrise des énergies et de leurs dégâts collatéraux, de la transition énergétique et de la sortie progressive du nucléaire ou de sa poursuite, est largement d’actualité et ne saurait se régler pour les prochaines élections présidentielles et législatives que par des négociations de dernières minutes entre les représentants des partis de gauche en présence au soir du premier tour.
  • Une position sur ce sujet, élargie à l’ensemble des militants et sympathisants de gauche, doit être organisée avant décembre 2015 pour la conférence mondiale sur le climat.

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