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Bleu marine? Non pas encore. #Changeons.

Carte de France des résultats dés départementales 2015

Ces élections sont un grave échec pour la Gauche, avec la perte de la moitie des départements au profit de l’alliance de droite. Le centre n’en est plus un (l’a t-il déjà été d’ailleurs ?), s’étant vendu à la droite dure, et la politique centriste de Manuel Valls n’étant pas validée par nos concitoyens.

A l’extrême-droite, il faut arrêter de parler de votes contestataires. Le FN s’est enraciné dans notre démocratie et le vote frontiste est de plus en plus un vote de conviction. Il est la conséquence logique de la transformation sociale de notre pays, avec un accroissement massif des inégalités, face à l’éducation et à l’emploi notamment. Quelques très riches, de plus en plus de pauvres, et au milieu ?

Certes nous évitons la catastrophe. Le FN ne gagne aucun département, il reste une solide volonté de vivre ensemble et de s’allier pour faire front aux difficultés et améliorer la vie citoyenne et collective. Il reste une place pour une gauche unie et solide. En ce sens, nous répondons favorablement à l’appel de Jean-Christophe Cambadelis. Nous sommes prêts à travailler pour une véritable politique par la preuve, une politique de proximité à l’écoute du citoyen, qui lui permette de transformer sa vie, de satisfaire ses attentes premières pour refaire société.

Jean-Christophe, nous avons fait une analyse et des propositions que tu retrouveras dans la contribution collective générale déposée pour le prochain congrès du Parti : Pour nos générations futures, osons un avenir écologique et solidaire.

Ces propositions sont une feuille de route pour le renouveau politique qui est nécessaire et qui doit être co-bâti avec le citoyen pour le citoyen. La politique ne doit pas être une lutte d’hommes et d’égo. Elle doit se mettre au service de l’Homme, de son bien-être et du bien vivre ensemble. C’est ce que nous défendons au sein de l’association NVS et que nous mettrons en place avec toi.

#Changeons.

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Départementales Mensonges et Hypocrisie

A partir des résultats du ministère de l’Intérieur, nous avons repris les données dans le tableau joint, et ordonnées dans un cadre « Valeurs de la République » de Gauche, un cadre « Valeurs de la république de droite » et un cadre « Discrimination/autorité » de l’extrême droite.

Nous voulions savoir, pour des militants du PS engagés, quel était le visage politique de la France, ce qui ne peut se faire qu’à partir du premier tour des élections.

Nous n’avons pas fait ce travail pour essayer de démontrer une quelconque satisfaction de notre parti sur les résultats obtenus. Ils sont très mauvais, mais simplement pour rétablir des vérités, dénoncer des hypocrisies et relancer notre motivation :
Le total des réserves des Républicains de Gauche par rapport aux votes exprimés est de7.739.544 voix, soit 36,90%. Bien sûr la bataille pour rassembler tous ces électeurs au 2èmetour, là où la gauche sera encore présente, n’est ni évidente ni même probable, mais sur le plan de la représentation de la gauche en France qui est fortement dégradée, c’est loin d’être catastrophique. La deuxième partie du quinquennat doit être entièrement consacrée à cet objectif de rassemblement, ainsi bien sûr que sur la mobilisation des abstentionnistes, avec toutes les orientations politiques de compromis nécessaires pour pouvoir gagner les présidentielles, voire avant les régionales.
Le total des réserves des Républicains de Droite par rapport aux votes exprimés est de7.413.333 voix, soit 36,56%. L’hypocrisie de cette droite est d’essayer de faire croire qu’elle peut gagner ces départementales, voire assurer plus tard une « alternance », sur ses seules positions idéologiques et politiques (non partagées par tous d’ailleurs et alors qu’elle n’a pas les réserves nécessaires), sans faire appel NI aux républicains de gauche (qui ne sont pas et ne seront pas sur leurs positions politiques et idéologiques et ne négocieront pas dans ces domaines) NI sur les extrêmes droites qui ne prônent que discriminations et mesures autoritaires anti sociales (qui négocieront sur les renoncements idéologiques que pourront faire les droites au profit de leurs propres positions idéologiques).

Le total des réserves de l’extrême droite, discriminatoire et anti sociale par rapport aux votes exprimés est de 5,121,448 voix, soit 25,26%. L’hypocrisie de cette extrême droite est d’une part de ne pas admettre que leur objectif principal de se vouloir être le premier parti de France n’a pas été atteint et d’autre part, que comme les droites elle n’a pas de réserve. Elle ne pourra que faire du « charme » et des « magouilles » pour essayer d’attirer de nouveaux électeurs. Ceci dit c’est une percée électorale (pas forcément idéologique, vu les votes sanction) dans les structures locales, très importante, dont le FN va profiter au maximum pour mieux s’installer dans le paysage français.

Nous sommes devenus un pays « tripartis »

Quant à nous, il nous faut reconnaître, pour nous aussi pour ne pas tomber dans l’hypocrisie, que la gauche a raté de nombreuses marches en direction des misères et souffrances des Français, raté le rassemblement de la gauche, raté la mobilisation de nos abstentionnistes, qu’elle a laissé le champ libre à « l’unité » de la droite et du centre qui a bien réussi et a obtenu de bons résultats et surtout que nous n’avons pas encore réussi à combattre les populismes et poujadismes, s’alimentant de problèmes réels mais ne proposant aucune solution, aucun plan viables et réalisables pour résoudre, sur le fond, les problèmes des Français.

Il nous faut donc nous retrousser les manches, à gauche, sortir de postures figées et « non négociables », gagner la bagarre de l’information et de la communication face aux propagandes des droites, nous rassembler autour d’orientations politiques, de propositions qui peuvent fédérer suffisamment sur des mesures acceptables par tous, attendues par les Français et sans compromis avec les fondamentaux de gauche. C’est cela qu’attend notre « peuple de gauche » qui pourra alors revenir faire corps avec nous.

Agissons, Informons sur les réalités du visage politique d’aujourd’hui qui n’est pas satisfaisant pour la gauche mais pas encore catastrophique. Il n’est pas plus satisfaisant pour les droites.
Nous n’avons encore rien perdu, mobilisons nous avec courage pour gagner. Communiquons ce type d’information partout autour de nous.

La bataille n’est pas terminée pour que nous puissions gagner sur l’essentiel, à savoir une France qui reste pilotée avec les valeurs de la gauche.

Georges BEN SAMOUN
CNPS

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L’avenir de la Gauche

L’avenir de la Gauche Par Rémi DEMERSSEMAN-PRADEL
(Porte-parole NVS)

 Ces dernières années ont vu l’émergence de nouvelles formes d’action et d’information politique. L’usage intensif des réseaux, permis par l’essor de l’informatique, des PC aux tablettes, a facilité l’accès des citoyens à une source d’informations nouvelle, en temps réel, et à un nombre quasi-infini de connections inter-personnelles ou avec des organisations politiques. Internet a ainsi remis au goût du jour les rêves de « Démocratie directe » oubliés depuis l’Antiquité. Des collectifs se créent. Certains sont des mouvements lancés par des professionnels de la politique. D’autres sont de véritables mouvements citoyens, ouverts et publics, tels le « Bleu-Blanc-Zèbre » d’Alexandre Jardin.
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sivens

Les français ne veulent plus de violence institutionnelle ni de communication platonique.

Un homme est mort. Un enfant. C’est un drame absolu. Il s’agit là d’un sujet encore plus particulier pour moi puisque je suis un ami de Jean-Pierre Fraisse qui a perdu son fils Rémi il y a quelques jours à Sivens. À travers Jean-Pierre, Rémi est mon fils, c’est le fils de chacun d’entre nous.

Laissez-moi vous parler de Jean-Pierre et vous raconter Rémi. Jean-Pierre est un militant socialiste, engagé depuis des années ; un des nombreux militants qui sont sortis des fichiers du PS à cause des cumulards et de la politique économique qu’il rejette. Mais Jean-Pierre est avant tout un ami. Dimanche, j’étais avec lui et il m’a transmis ce que je vais vous dire, pour qu’on ne se trompe pas sur qui était Rémi.

Rémi était un jeune homme actif, pas un activiste. Il ne professait rien, il agissait. Sans violence. Il s’est trouvé au mauvais endroit au mauvais moment, il croyait en une cause noble et est allé au bout de ses convictions. L’article de Reporterre (http://www.reporterre.net/spip.php?article6508) présente bien tout cela.

La mère de Rémi a écrit :
« Ne soyons pas en colère. La colère n’engendre que de la colère. Ne nous faisons pas envahir par celle des autres.
(…)
Je ne suis d’aucun parti politique. Je suis du « parti du cœur « comme Rémi l ‘était. »

Et c’est bien ce qu’il faut comprendre maintenant : la famille ne nous en veut pas d’avoir laissé faire un processus ayant entrainé la mort de leur fils. C’est ce que m’a dit jean-pierre dimanche. Je lui ai demandé ce qu’il voulait maintenant. Il m’a répondu qu’il n’attendait rien. Que ce qui est arrivé à Rémi était son destin et qu’il ne nous en veut pas.

Cependant, il est de notre devoir, nous, responsables politiques, de réfléchir à pourquoi tant de manifestations et de révoltes. Avons-nous arrêté d’écouter le citoyen, sommes nous encore capables de l’entendre ?

La mort de Rémi pose plusieurs questions de fond :

Elle pose tout d’abord la question de la radicalité de certaines luttes. 300 ZADISTES tournent sur les chantiers en France, en faisant leur quotidien de la lutte contre les forces de l’ordre. Après NDDL, Sivens, demain les Portes de Gascogne probablement. Quelle est notre réponse à cela ?

Elle pose ensuite la question des décisions démocratiques. Oui, il y a eu des enquêtes publiques, mais il reste tout de même des oppositions locales. Comment tenir compte des critiques relatives à des décisions qui respectent la légalité ?

Elle pose la question de la communication des responsables politiques. Autant je regrette les dérives ou dérapages des opposants ou des Verts, autant je regrette les paroles du président du CG du Tarn qui a dit : « Mourir pour des idées, c’est bête ». Je ne ferai pas appel à la jurisprudence « Filoche » pour demander qu’il soit traduit devant la haute autorité du PS, mais ces propos doivent être dénoncés par le PS.

Elle pose, enfin, la question du « maintien de l’ordre ». Si erreur il y a eu, c’est à l’enquête en cours de le dire. Pour ma part, j’aurais aimé entendre celles et ceux, qui ont été si prompts à mettre en cause les forces de l’ordre, dénoncer très tôt le rôle néfaste des groupes de casseurs, tenants d’idéologies extrêmes, qui ont largement contribué au climat de violence.

Mais est-ce que l’utilisation des grenades offensives est une mesure de maintien de l’ordre, si elles tuent ? En demandant l’arrêt de l’utilisation, M. Cazeneuve admet avoir autorisée celle-ci ; un gouvernement socialiste doit pourtant fonctionner autrement. Je rappelle que les CRS ont été créés pour éviter qu’on envoie la troupe sur les manifestants. François Mitterrand disait « Si la jeunesse n’a pas toujours raison, la société qui la méconnaît et qui frappe a toujours tort. » Il est de notre devoir de socialistes de faire en sorte d’éviter que les CRS ou les gendarmes mobiles ne deviennent la troupe qu’ils ne doivent pas être. Là aussi, ne tournons pas le dos à notre héritage socialiste.

J’avais dit après les européennes que les français ne voulaient plus de nous et de notre politique. les français ne veulent pas non plus de la violence institutionnelle, ni d’une communication platonique.

Pour tout cela, pour Rémi et pour notre démocratie, nous devons revoir notre manière actuelle de faire de la politique, pour que continue de vivre la gauche.

Rémi DEMERSSEMAN PRADEL.

Porte-parole NVS
Membre du Bureau National
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pour_la_reussite_de_E_Macron

Lettre ouverte à Emmanuel Macron

Cher Emmanuel,

J’ai beaucoup d’admiration pour toi, tu es brillant et j’ai une profonde envie que tu réussisses dans la mission que tu t’es vu confier.
Je suis un frondeur non député, co-leader de courant minoritaire, on pourrait croire à un mouvement d’opposition au sein du parti, pourtant nous prônons une économie fondée sur les valeurs de partage, partage du travail, partage des richesses.
Je tente de démontrer que ceci est possible dans les différentes publications réalisées et diffusées aux militants socialistes.

Je souhaite ta réussite.

Ta réussite sera la réussite de tous les citoyens.
Ta réussite sera celle du parti socialiste, le vrai.
Ta réussite sera celle des valeurs que nous portons, que beaucoup portent encore et c’est sur eux que tu peux compter.

Nous ne pouvons pas admettre un échec supplémentaire qui serait le signe de la chute de nos valeurs et de notre parti, nous serions alors sous la coupe d’un gouvernement encore plus libéral que celui-ci, on en constate les graves dégâts. Ce n’est pas envisageable. C’est pour cela que je souhaite que tu réussisses.
Cette semaine tu as répondu à une interview dans le Journal du Dimanche indiquant que tu voulais inverser l’état d’esprit des dirigeants d’entreprises et c’est là où je m’inquiète.

Moi , Socialiste, Dirigeant d’entreprise, je voudrais continuer à créer de l’emploi, créer de l’activité, développer la dynamique d’une entreprise qui met l’économie au service de l’homme, qui réfléchit a mieux impliquer les salariés, à améliorer leurs conditions de travail, à les faire s’exprimer sur leur vision de l’entreprise afin d’avancer ensemble, d’en partager la gouvernance, d’être engagé dans un objectif commun pour pérenniser la valeur travail.

Ceci est la volonté de mon groupe. C’est ce que je souhaite et c’est mon état d’esprit, faire que l’entreprise soit celle de tous les salariés, que chaque salarié œuvre avec bienveillance et prenne un vrai engagement moral vis-à-vis de cette entreprise.

Pourtant ces souhaits de partage de mon entreprise sont remis en cause par manque d’investissement de l’Etat. Créateur de crèches, la politique familiale révisée porte un coup à la perceptive d’avenir de l’activité.

L’Etat pour cette activité (et bien d’autres) est un acteur de premier plan. La réduction du budget de sécurité sociale laisse entrevoir une réduction de 50% le nombre de crèches crées dans les années à venir.

Non, l’austérité ne fera pas revenir la croissance.
L’austérité va accroître la décroissance économique et morale de tous les acteurs qui font battre le cœur essoufflé de Vème République. L’austérité freine des entreprise comme la mienne qui pourtant essaie de trouver de nouveaux modèles de fonctionnement de faire avec ce que j’ai, une sorte d’entreprise circulaire pour prouver que cela peut marcher et que nous pouvons placer sans crainte notre confiance en l’économie social et solidaire.

Les entrepreneurs sont freinés par cette austérité, tu attends le contraire malheureusement.

Si les entreprises de l’économie sociale et solidaire ne peuvent se développer alors que l’avenir est là, si cette partie là de l’économie qui fait beaucoup avec peu est étouffée par de nouvelles mesures, étouffée par le diktat européen des 3%, comment les autres entreprises vont pouvoir poursuivre ?

Aussi, oui Emmanuel, tu as raison de vouloir secouer la démocratie car tu dois être exaspéré par tant d’inertie et tant de possibilités mais cherches tu au bon endroit ?

Ou est l’argent qui nous fait défaut ? Dans les fonds destinés aux plus démunis ? Dans les fonds qui permettent d’élever la nouvelle génération ? Dans l’augmentation de taxes ? Ne va-t-on pas détruire le peu de solidarité qui renaît et qui lutte pour subsister ? Ce que tu cherches n’est-il pas dans les coffres bien cachés des riches qui le sont un peu plus chaque jour ?

Le temps n’est plus à la réflexion, le temps nous ne l’avons plus. Il faut agir et ne comprenant pas quel est ton programme pour créer l’inversion des pôles, qui n’est pas chose aisée, je travaille avec Vive La Gauche qui vient de publier sa contribution aux Etats Généraux du PS, en voici le lien :

http://www.vivelagauche.fr/

Cette réflexion est approfondie dans chaque fédération du parti.

Nous sommes le Parti Socialiste qui cherche la vérité et qui veut la dire.

Emmanuel, aide moi à comprendre comment vas tu faire pour réussir ? Aide moi, je n’ai qu’une envie c’est de comprendre pour mieux t’accompagner dans la construction de ce New Deal .

Amitiés, 

Rémi DEMERSSEMAN-PRADEL
Porte-parole NVS
Membre du Bureau National.



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