Emploi

Retrouver le plein-emploi

1. Répartir équitablement le temps de travail disponible

Nous pouvons créer 1.600.000 emplois selon l’Insee
et c’est sans compter les milliers d’emplois autour du temps libre.

L’augmentation de la productivité est telle dans tous les secteurs que quels que soient les modèles de développements envisageables, le temps de travail disponible diminue inéluctablement. La croissance ne créant pas d’emploi à long terme, le plein-emploi passe par la réduction du temps de travail, que ce soit au travers d’un système des retraites bien pensé, de la prise en compte des études, d’années sabbatiques ou encore d’une nouvelle baisse hebdomadaire. La semaine de 32 heures en 4 jours peut se faire sans baisse de salaire, sans surcoût pour l’état et sans surcoût pour les entreprises et créer près de 2 millions d’emplois ! Plus de 400 entreprises ont déjà fait ce choix.

En effet, en proposant d’exonérer de cotisations chômage les entreprises qui passent à la semaine de 32h ET qui embauchent 10% d’employés supplémentaires, on peut créer des centaines de milliers d’emplois. L’exonération permet de ne pas baisser les salaires tout en maintenant stable la masse salariale globale de l’entreprise, et l’assurance chômage économise les cotisations qu’elle ne perçoit plus, sur les indemnités qu’elle n’aura plus à verser. En ajustant les taux, on peut donc obtenir une baisse du chômage, sans grever les finances publiques, sans baisser les salaires et sans augmenter le coût du travail ! Le débat sur cette question ne doit pas être esquivé.

2. Investir dans le logement une grande partie du Fonds de Réserve des Retraites comme aux Pays-Bas où ce fonds est géré par les syndicats.

3. Créer des emplois dans les énergies renouvelables pour enrayer la crise énergétique et le dérèglement climatique.

4. Créer 150000 contrats d’entrepreneurs d’avenir en plus des 150000 emplois d’avenir prévus

5. Développer l’économie sociale et solidaire

  • Sortir du principe qui accorde les pleins pouvoirs aux actionnaires, imposer la présence d’administrateurs salariés au sein des conseils d’administration, pour permettre aux salariés de mieux connaître la stratégie de l’entreprise et privilégier les exigences du long terme plutôt que celles du profit.
  • Valoriser les entreprises coopératives où les hommes associent leur travail plutôt que leurs capitaux. L’emploi au sein des coopératives, mutuelles et associations, représentait en 2008 plus de 12 % de l’emploi du secteur privé et il progresse à un rythme bien supérieur.
  • Accélérer le développement des Scops (Société Coopérative de Production), ces sociétés commerciales où les salariés sont associés majoritaires de l’entreprise dont ils détiennent au moins 51 % du capital et où les décisions stratégiques se prennent en assemblée générale selon le principe une personne/une voix, faire évoluer le statut de ces entreprises solidaires pour qu’elles puissent se financer en gardant leur indépendance par rapport à leur financeur. Elles se développent dans le même secteur concurrentiel que toute entreprise, et constituent une véritable alternative entre monopole d’Etat et libéralisme.

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