Démocratie

Répondre à la crise démocratique

A. Oser le diagnostic

Les taux d’abstention régulièrement plus élevés à toutes les élections indiquent le peu d’espoir qu’ont les français d’une réelle prise en compte de leur vote. Certains se tournent vers les extrêmes. Le communautarisme se renforce parfois au détriment du lien collectif. Ni les partis politiques, ni les syndicats ne mobilisent plus. Pourtant les peuples ont la capacité et les moyens de se mobiliser pour défendre des causes justes. Les primaires citoyennes ont été un grand succès.

B. Construire une démocratie politique,
sociale et économique

  1. promouvoir une démocratie participative, avec referendum d’initiative citoyenne, une démocratie pour tous ; renouer le dialogue entre toutes les classes de la société, instaurer la démocratie partout, de l’école à l’Université.
  2. établir l’égalité réelle pour tous, l’égalité femme/homme au travail, dans les fonctions de décision, l’égalité de droits et de devoirs dans la France métissée.
  3. instaurer une VIe République, des institutions rééquilibrées, des élus reconnus dans leur statut, une laïcité sans équivoque, une meilleure décentralisation.

C. Poursuivre la rénovation du Parti socialiste

  1. Nous voulons un parti exemplaire, non corrompu par des conflits d’intérêts ou des mises en examen, où le non cumul des mandats s’impose, dont les élus rendent compte régulièrement de leurs actions et de leurs comptes financiers de façon transparente.
  2. Un parti solidaire entre ses territoires, grâce à un système de péréquation financière du national au local et à une mutualisation des moyens de campagne,
  3. Un parti démocratique jusqu’au bout grâce à l’extension du principe des primaires pour la désignation des têtes de listes aux différentes élections.
  4. Un parti de masse, ouvert aux sympathisants dans le cadre de formations et d’invitations à des actions militantes ou à des assemblées générales ouvertes, un parti d’adhérents actifs grâce à des formations à tous les niveaux, et une bonne utilisation des outils de communication.
  5. Un parti ouvert sur la société pour permettre les échanges indispensables entre le parti en responsabilité et les citoyens.

Une réflexion au sujet de « Démocratie »

  1. Ecologie sociale,
    Il me semble que l’avenir et le renouveau d’un socialisme humaniste se joue avec la mise en place d’une écologie sociale qui réponde à la fois à la durabilité, à l’hospitalité , qui soit résiliente et donc très participative, subsidiariste (subsidiariste fait doublon avec participative ou écologie sociale).
    Je vous propose un challenge qui réponde aux ambitions de NVS. L’idée est de transposer à la politique ce que l’agroécologie est en train de réussir avec l’agriculture, à savoir fédérer les alternatives agricoles sous un même chapeau, les faire s’enrichir mutuellement (en gros 4 approches qui se combinent: l’agronomie, l’écologie, les biotechnologies et les mouvements sociaux). Ce miracle est en train de s’accomplir depuis qu’Altieri a su donner quelques définitions fédératrices fin des années 80. D’une façon résumée, l’agroécologie a émergé autour d’une idée-clé : fonder la conception des systèmes agricoles sur la valorisation des processus écologiques. Définitions ensuite complétées et enrichies par d’autres. en voici une liste:

    Selon Miguel A. Altieri (1989) : « Une approche scientifique utilisée pour étudier, diagnostiquer et proposer un mode de gestion alternatif de l’agro-écosystème avec de faibles intrants »
    Selon Miguel A. Altieri (1995) : « Une discipline qui définit, sur les principes de base de l’écologie, comment étudier, concevoir et gérer des agro-systèmes qui à la fois, sont productifs, conservent les ressources naturelles, sont en cohérence avec la culture locale, sont socialement justes et sont économiquement viables. »
    Selon Stephen R. Gliessman (1998) : « L’application de concepts et principes écologiques pour concevoir et gérer des agro-écosystèmes durables. »
    Selon Miguel A. Altieri (2001) : « L’étude holistique des agro-écosystèmes, intégrants les composantes environnementales et humaines (…). Un champ cultivé est vu comme un système complexe, dans lequel les processus écologiques se déroulent, comme dans les écosystèmes naturels : cycle des nutriments, relations proies – prédateurs, compétition, symbiose, etc. »
    … à la prise en compte du système alimentaire…
    Selon Tommy Dalgaard et al. (2003) : « Une discipline intégrée qui prend en considération des connaissances de l’agronomie, l’écologie, la sociologie et l’économie. »
    Selon Charles Francis et al. (2003) : « L’étude intégrée de l’écologie du système alimentaire, prenant en compte les dimensions écologique, économique et sociale. »
    Selon Stephen R. Gliessman (2007) : « La science de l’application de concepts et principes de l’écologie pour la conception et la gestion des systèmes alimentaires durables. »
    … et des différents acteurs et formes de l’agroécologie
    Selon Olivier de Schutter (2010) : « Les approches agroécologiques suivent le principe de l’agroécologie, qui est une application de la science écologique à l’étude, la conception et la gestion d’agro-écosystèmes durables. L’agriculture biologique, l’agriculture de conservation, l’agroforesterie, la lutte biologique, les cultures associées et la gestion mixte culture-élevage sont tous associés à l’agroécologie. L’agroécologie comprend l’observation des systèmes traditionnels, l’utilisation de savoirs locaux de gestion des agro-écosystèmes, mais aussi la science moderne. Elle ne s’oppose pas à la technologie. La fertilité des agro-écosystèmes et la gestion phytosanitaire y sont essentiellement fournies par les interactions appropriées dans l’écosystème plutôt que par l’utilisation d’intrants externes tels que les pesticides et les fertilisants chimiques. »

    Je note que le retour d’expérience et les réajustements est un des piliers de cette révolution agricole (cybernétique) en cours.

    Est-ce que l’écologie sociale de Bookchin serait suffisante pour initier une rénovation de la gauche humaniste? Celle des années 30 que décrit Bookchin (sans doute un peu idéalisée) et que le bolchévisme a si fortement contribué à détruire: « C’était une société solidaire, avec des tendances diverses, et non pas différentes gauches qui se détestent comme des sectes protestantes. La Révolution bolchevique a fait énormément pour détruire cette communauté, à cause de la répression de Lénine contre tous les adversaires du bolchevisme, et même contre ses partisans. Critiquer n’était même pas nécessaire ! Si tu n’était pas pour, tu étais contre ! Des abîmes se sont creusés dans cette communauté de gauche, et sa culture même en a été profondément marquée, car l’élément humaniste du socialisme était sapé. »
    Il me semble justement qu’il manque quelque chose, peut-être une prise en compte trop faible de cette tyrannie de l’absence de structure, pour que l’écologie sociale de Bookchin puisse faire entrer les différentes composantes de la gauche en synergie pour fédérer une nouvelle gauche humaniste.
    J’essaie d’écrire quelque chose de fond sur le sujet: L’écologie sociale pour renouer avec un humanisme émancipateur (socialisme).

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