Europe

UEPS 2015 EUROPE

L’Europe  

Nous défendons les positions ci-dessous :

 

Retrouver la confiance dans l’Europe

 

Les derniers résultats des élections européennes ne laissent aucun doute : les français en particulier et les européens en général ne font plus confiance dans la création européenne.

Entre abstention et forte progression des nationalistes, le message est clairement un manque de résultats positifs de l’Union Européenne pour motiver les citoyens vers une progression du projet et une intégration accrue.

Que reprochent-ils à l’Europe ? Trop de mesures techniques qui ne prennent pas en compte l’humain.

Ils voient de l’Europe des réunions de chefs d’Etats où l’on nous impose une réduction de nos droits à retraite, une remise en cause de nos systèmes sociaux, un affaiblissement de nos services publics, tout ça pour atteindre des chiffres qui n’ont pas de sens entre progression d’un PIB qui ne signifie plus rien et taux de déficit ou d’endettement qui ne sont que la conséquence de choix fiscaux privilégiant les plus riches.

Si encore cette politique était efficace, elle serait acceptée, mais comme l’a montré Thomas Piketty, elle ne fait qu’augmenter les inégalités et n’apporte pas la sécurité physique et économique aux 99%.

Par ailleurs, l’Union Européenne est très mal relayée par les medias et décriée par ces mêmes politiques qui en sont pourtant les décideurs. Les citoyens estiment donc qu’il y a un manque de démocratie criant qui les dépossède de leur liberté à choisir leur destin.

Pourtant, comme l’avaient perçu les fondateurs de l’Union Européenne, la solution n’est pas dans le repli sur nos nations qui ne pourront faire le poids dans une économie devenue nécessairement mondialisée pour nous donner la capacité d’utiliser les compétences de chacun.

 

L’Union Européenne, c’est 9 fois la population de la France. C’est une multitude de cultures qui sont autant de richesses, de créativité, de capacités à innover. C’est un territoire dont les ressources sont bien plus importantes que la somme de chaque pays. C’est aussi une histoire, un héritage, qui nous permet d’être la première zone économique du monde et donc permet d’avoir un pouvoir sur les autres zones économiques que nous ne pourrions retrouver en revenant à nos frontières françaises.

Pour toutes ces raisons, Nouvelle Voie Socialiste combat le nationalisme et propose au contraire une intégration plus forte de nos nations dans un ensemble dont il faut construire les règles démocratiques, arrêter les décisions de compétitions entre membres et au contraire relancer la coopération qui a fait l’intérêt et le succès des débuts de la création européenne.

Sur le plan démocratique, nous proposons que le Parlement Européen devienne le vrai décideur. C’est la seule instance démocratique au niveau européen.

L’intergouvernemental de la Commission Européenne et des conseils des ministres n’a pas de sens et n’amène qu’à un jeu de conflits entre intérêts nationaux plutôt qu’à une recherche de mutualisation des moyens et de répartition des bénéfices de l’unité.

La première mesure serait donc de donner l’initiative législative au Parlement Européen sur des domaines élargis.

Il ne s’agit pas non plus d’imposer aux Etats leur manière de fonctionner mais au contraire de leur donner à nouveau une liberté au niveau national tout en créant un niveau supérieur, un niveau européen qui puisse créer des synergies.

Ainsi que le prévoit la constitution française dans ses articles 13 et 14, une société démocratique ne peut fonctionner que sur la base d’une juste contribution de ses citoyens.

Une fiscalité européenne doit donc enfin être créée afin de donner les ressources nécessaires sans avoir à mendier en permanence auprès des Etats.

Cette fiscalité doit aussi permettre d’harmoniser les fiscalités des Etats car une concurrence non faussée des entreprises ne peut exister si les frontières permettent une compétition fiscale entre Etats. C’est pour cela que Nouvelle Voie Socialiste propose un taux de base ou taux socle européen sur les sociétés de 5 à 15 %(à définir par le Parlement) qui s’ajouterait au taux national. Le différentiel des taux cumulés ne pourrait dès lors que diminuer.

De même, Nouvelle Voie Socialiste rappelle l’intérêt d’une taxe européenne sur les transactions financières, d’une lutte commune contre l’évasion fiscale par une fixation territoriale des bases fiscales (comme aux USA depuis Obama), ou encore d’une taxe unique, progressive et harmonisée sur les patrimoines, remplaçant l’ISF, la taxe foncière et les droits de succession.

Au niveau économique, Nouvelle Voie Socialiste propose d’aller plus loin dans l’utilisation de la force d’une monnaie commune permettant de nous libérer des dettes sur les marchés et d’orienter la création monétaire pour financer des grands projets d’avenir dont la transition écologique est le programme prioritaire.

Tous ces moyens de financement doivent permettre de relancer le système social européen, de réduire massivement le chômage, de réduire notre facture énergétique et la pollution, de redonner un accès universel aux biens et services publics.

Pour Nouvelle Voie Socialiste, l’Europe est l’avenir. Mais pas une Europe des nations en compétition les unes contre les autres. L’avenir, c’est la coopération, la solidarité, l’Europe que les socialistes proposent mais qu’ils peinent à mettre en œuvre quand ils sont au pouvoir.

 Les citoyens demandent cette Europe et nous devons leur proposer rapidement avant que ce ne soit pas l’illusion destructrice du repli proposé par les nationalistes qui l’emporte dans le cœur des citoyens.

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