Démocratie, Information et Formation

 

UEPS 2015 NVS : Information Formation

La Démocratie, L’Information et La Formation. 

Nous défendons les positions ci-dessous :

Le principal élément pour établir une vie sociale démocratique est l’Information, avec son corolaire immédiat : la formation.

En effet, sans information ou avec une information non comprise voire fausse, tronquée, manipulée il n’est pas possible de se déterminer en connaissance de cause, démocratiquement, sur les choix de vie qui nous sont proposés ou offerts.

Bien sûr tout de suite après l’information et la formation, la démocratie a besoin des environnements institutionnels, politiques et humains qui permettront à chaque citoyen de vivre librement, de se prononcer, de s’exprimer, de faire des choix, …..

Tous les tenants de pouvoirs dans une société l’ont bien compris et la bataille tourne souvent entre l’obtention d’une information claire bien analysée qui permet d’assumer complètement ses responsabilités, ses choix et les tentatives d’obscurantismes qui détournent les citoyens vers des intérêts privés auxquels il est très difficile de se soustraire.

Cela va des croyances qui ne nécessitent pas de justifications, à l’exercice de pouvoirs coercitifs, aux slogans de la publicité et du marketing pour tout, en passant par des idées reçues prononcées comme des vérités absolues (paradigmes) qui ne souffrent pas la contradiction, …

Aujourd’hui l’information est essentiellement véhiculée par ces paradigmes d’une manière permanente dans les médias, sur les réseaux sociaux, sur les marchés, dans les familles, partout.

Ces paradigmes se contentent la plus part du temps d’évoquer des faits, isolés de leurs contextes, affirmant, à partir d’un exemple, une règle non démontrée, déclarée comme applicable à tous et toujours, sans avoir d’ailleurs la nécessité d’aboutir à des propositions de solutions à mettre en œuvre. Les populismes et le FN en particulier sont maîtres en la demeure.

Nous sommes à la recherche d’un monde meilleur où tout un chacun pourrait vivre dignement, en liberté, informé, avec une solidarité entre tous,  les citoyens permettant une meilleure redistribution des biens et des richesses, un meilleur accès au mieux vivre, aux développements individuels, aux Cultures, à la santé, …….. Sans contre pouvoirs forts,  nous sommes trop crédules.

Alors ?

Alors il faut s’atteler partout et toujours à combattre les croyances et les idées reçues, prononcées comme des vérités absolues (paradigmes), qui ne reposent pas sur des démonstrations établies et reconnues.

Il faut que par la diversité des informations reçues, de son indépendance et par celles qu’il faut aller chercher, par une éducation sur le traitement de l’information, permettant de mieux distinguer le vrai de l’à peu près, du faux, par la formation à la prise de parole, à l’expression, nous puissions en permanence demander à nos interlocuteurs, aux médias, sur les réseaux locaux, sur les marchés, dans les familles, partout et toujours autour de nous :

Comment la position que vous affirmez a été vérifiée, a-t-elle été comparée à des informations contradictoires ? (quelles études ? sur quel média ? sur le net ? par bouche à oreilles ? avantages et inconvénients de chaque position ? …..)

Comment la position que vous affirmez est positionnée par rapport à l’ensemble des citoyens ? (différence entre une affirmation basée sur un exemple et une affirmation étudiée statistiquement).

Quelques exemples de paradigmes qui gèrent notre vie dans des domaines essentiels :

Politique, Economique, Humain

Politique : (paradigme, idée reçue) « Une démocratie est la forme de société qui permette une recherche d’un monde meilleur pour tous ».

Oui quand elle en reste à ses fondamentaux, à savoir, gestion par des citoyens libres, informés, formés, organisés dans des représentations équilibrées de pouvoirs et contre pouvoirs, contrôlées, à la recherche d’un monde meilleur pour tous les citoyens.

En France dans la  Vème république « démocratique ».

Où sont les représentants des citoyens les plus défavorisés ? Où sont les représentants politiques, économiques, culturels, … des salariés, des femmes, des jeunes, … ?

Où en est l’information et la formation permettant de prendre des décisions éclairées et justes ?

Où en est la solidarité, la redistribution des biens et des richesses, l’accès au mieux vivre pour tous, dans tous les domaines ?

Où en est son positionnement mondial pour la défense des libertés, pour une défense internationale des plus défavorisés, pour l’accueil des personnes rejetées, poursuivies, …… ?

Economique : (paradigme, idée reçue) « L’histoire a montré à travers des dizaines d’années maintenant que seuls le capitalisme et l’économie de marché sont viables ».

C’est oublier que seules les guerres, avec leurs millions de morts, leurs démolitions et leurs reconstructions nécessaires  ont permis d’une part de faire la part belle aux marchés et donc aux capitalistes et d’autre part d’empêcher toute autre économie de se développer.

C’est oublier de constater qu’aujourd’hui le capitalisme et sa financiarisation ne sont pas une solution à une société meilleure pour tous, près de nous et dans le monde et qu’elle nous mène droit dans le mur.

C’est oublier que l’économie a pris le pas sur le politique et que seuls les intérêts et les pouvoirs des puissances financières gèrent le monde, sans partage, sans humanisme.

C’est oublier que les richesses sont de plus en plus redistribuées qu’entre les plus riches et que la charge des dépenses et investissements portent de plus en plus sur les plus faibles de plus en plus nombreux et pauvres.

C’est oublier que la contribution solidaire des salariés, que la productivité améliorée par les techniques nouvelles, ont été détournées des retombées pour une vie plus facile, au profit du capital, en modifiant les objectifs des services publics en objectifs de rentabilité, en refusant de continuer un meilleur partage du travail.

C’est oublier que les moyens d’une autre politique existent en augmentant les recettes des états par une chasse aux niches fiscales, à la fuite fiscale, à la délinquance fiscale, aux paradis fiscaux, aux dépenses inutiles, pour augmenter les investissements économiques, écologiques, énergétiques, sociaux au profit du plus grand nombre et du respect des environnements menacés.

C’est oublier que l’information et la formation ont abandonné toute référence à la solidarité pour ne plus mettre en valeur que l’individualisme, qui profite d’abord aux plus favorisés.

 Humain : (paradigme, idée reçue) « Tout ceux qui ont la volonté d’arriver à avoir une belle vie peuvent y arriver par l’effort et le travail » ou alors « le mérite se gagne par la volonté, l’effort et le travail ».

C’est oublier que de nombreuses inégalités existent dès la naissance ou peuvent intervenir en cours de vie. Personne ne choisit ni le pays, ni le lieu de sa naissance, ni sa famille, ni son milieu économique, culturel, ni son entourage, ni son physique, ni son état de santé, ni ses capacités corporelles et intellectuelles, …..

Pour compenser les handicaps qui peuvent venir de ces inégalités une société solidaire doit permettre à tout un chacun un accès à toutes les possibilités permettant de compenser ces inégalité par la solidarité.

Les orientations vers des voies différenciées de réussites de vie doivent être possible, promues et valorisées d’une manière équitable.

 L‘accès aux informations, à des formations adaptées, à des moyens différenciés en fonction des problèmes à résoudre est de la plus grande importance.

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