États Généraux du PS

L’éco-socialisme du XXIème siècle

Depuis 40 ans, nous vivons une transformation fondamentale de notre Société. Notre manière de vivre, notre relation à l’autre et aux choses sont en mutation et appellent à rejeter les méthodes et le
« prêt-à-penser » des années 80. Le débat entre baisse du coût du travail ou relance par l’endettement ne correspondent plus à notre siècle. Dans un monde qui ne verra pas revenir la croissance à l’ancienne, il faut engager un nouveau modèle de développement, vers plus d’intelligence collective, et encourager les personnes qui agissent pour ce changement.

Il faut repenser le rapport au travail, aux revenus, aux ressources, au patrimoine. Dans un monde de plus en plus robotisé, l’activité humaine décroît. Repenser sa répartition est une nécessite. La relance doit tenir compte de la raréfaction des ressources mondiales et de ses conséquences sur l’économie réelle, dans une gigantesque modernisation de la France.

Offrir des perspectives de notre siècle, c’est développer la justice fiscale par l’instauration d’une taxe sur le patrimoine dormant, développer la notion de revenu d’existence, pousser les entreprises à produire de manière raisonnée et respectueuse de leur environnement sociétal et écologique. Nos ressources ne sont pas inépuisables et la loi sur la transition énergétique amorce la volonté de changement du rapport à la production et à la consommation. L’économie circulaire, l’économie d’usage plutôt que de propriété, les circuits courts, permettent de tourner la page du XXème siècle et de remettre l’Economie au service de l’Homme et de la Vie.

Aux crises sociales, écologiques, financières et démocratiques, nous répondons par autant de révolutions. Une révolution économique doit permettre de re-faire Société. Le citoyen ne peut plus rester observateur, il faut le laisser agir, investir, proposer, recréer du lien, développer les entreprises coopératives d’intérêt collectif, …

Une révolution fiscale doit libérer les revenus de ceux qui agissent et taxer les patrimoines de ceux qui captent les richesses

Une révolution démocratique doit axer les politiques autour de la prise en compte de leur performance globale : économique, sociale, sociétale et environnementale. Une VIème République, et une Europe Fédérale, sociale et démocratique doivent être la feuille de route d’une future assemblée constituante.

Une révolution sociétale doit établir de nouvelles règles de vie pour consommer et agir de manière adaptée. La politique doit reprendre sa place et remettre la main sur l’orientation de l’économie par des investissements démocratiques rapprochant Etat, collectivités et citoyens, plaçant les financements participatifs contre la bourse, permettant l’émergence de bourses éthiques, donnant l’autorisation aux Etats de se financer eux-mêmes, et imposant aux banques de financer d’abord l’économie réelle.

Le capitalisme et le libéralisme nous entraînent vers une faillite humaine, économique et écologique. Les socialistes doivent œuvrer pour une société solidaire dans une économie durable, une société éco-socialiste.

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