Pour des médias de solutions et non de dissolution !

lepaonUne vidéo sur l’appartement refait de Lepaon pour prouver que la somme dépensée n’est pas reflétée dans les aménagements…vraiment, est ce que le citoyen va mieux vivre en sachant cette information capitale ?

Avec l’arrivée des médias sociaux nous sommes tous devenus un peu des reporters, une « actu chaude » tombe on la renvoie comme une balle à nos partenaires de jeu sans filtre juste un commentaire perso, une citation, un lien source et hop en 140 caractères on pense détenir LA une du jour.

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Les zadistes, nouveaux manipulateurs d’opinion

(photo R.Gabalda, AFP).

Notre vivre-ensemble fait l’objet d’attaques de plus en plus importantes et répétées. Ces attaques proviennent, et nous en avons l’habitude, de ceux qui veulent ultra-libéraliser. Elles proviennent également, et nous l’avions peut-être oublié, de ceux qui, à notre extrême-gauche, veulent désorganiser notre Société.

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sivens

Les français ne veulent plus de violence institutionnelle ni de communication platonique.

Un homme est mort. Un enfant. C’est un drame absolu. Il s’agit là d’un sujet encore plus particulier pour moi puisque je suis un ami de Jean-Pierre Fraisse qui a perdu son fils Rémi il y a quelques jours à Sivens. À travers Jean-Pierre, Rémi est mon fils, c’est le fils de chacun d’entre nous.

Laissez-moi vous parler de Jean-Pierre et vous raconter Rémi. Jean-Pierre est un militant socialiste, engagé depuis des années ; un des nombreux militants qui sont sortis des fichiers du PS à cause des cumulards et de la politique économique qu’il rejette. Mais Jean-Pierre est avant tout un ami. Dimanche, j’étais avec lui et il m’a transmis ce que je vais vous dire, pour qu’on ne se trompe pas sur qui était Rémi.

Rémi était un jeune homme actif, pas un activiste. Il ne professait rien, il agissait. Sans violence. Il s’est trouvé au mauvais endroit au mauvais moment, il croyait en une cause noble et est allé au bout de ses convictions. L’article de Reporterre (http://www.reporterre.net/spip.php?article6508) présente bien tout cela.

La mère de Rémi a écrit :
« Ne soyons pas en colère. La colère n’engendre que de la colère. Ne nous faisons pas envahir par celle des autres.
(…)
Je ne suis d’aucun parti politique. Je suis du « parti du cœur « comme Rémi l ‘était. »

Et c’est bien ce qu’il faut comprendre maintenant : la famille ne nous en veut pas d’avoir laissé faire un processus ayant entrainé la mort de leur fils. C’est ce que m’a dit jean-pierre dimanche. Je lui ai demandé ce qu’il voulait maintenant. Il m’a répondu qu’il n’attendait rien. Que ce qui est arrivé à Rémi était son destin et qu’il ne nous en veut pas.

Cependant, il est de notre devoir, nous, responsables politiques, de réfléchir à pourquoi tant de manifestations et de révoltes. Avons-nous arrêté d’écouter le citoyen, sommes nous encore capables de l’entendre ?

La mort de Rémi pose plusieurs questions de fond :

Elle pose tout d’abord la question de la radicalité de certaines luttes. 300 ZADISTES tournent sur les chantiers en France, en faisant leur quotidien de la lutte contre les forces de l’ordre. Après NDDL, Sivens, demain les Portes de Gascogne probablement. Quelle est notre réponse à cela ?

Elle pose ensuite la question des décisions démocratiques. Oui, il y a eu des enquêtes publiques, mais il reste tout de même des oppositions locales. Comment tenir compte des critiques relatives à des décisions qui respectent la légalité ?

Elle pose la question de la communication des responsables politiques. Autant je regrette les dérives ou dérapages des opposants ou des Verts, autant je regrette les paroles du président du CG du Tarn qui a dit : « Mourir pour des idées, c’est bête ». Je ne ferai pas appel à la jurisprudence « Filoche » pour demander qu’il soit traduit devant la haute autorité du PS, mais ces propos doivent être dénoncés par le PS.

Elle pose, enfin, la question du « maintien de l’ordre ». Si erreur il y a eu, c’est à l’enquête en cours de le dire. Pour ma part, j’aurais aimé entendre celles et ceux, qui ont été si prompts à mettre en cause les forces de l’ordre, dénoncer très tôt le rôle néfaste des groupes de casseurs, tenants d’idéologies extrêmes, qui ont largement contribué au climat de violence.

Mais est-ce que l’utilisation des grenades offensives est une mesure de maintien de l’ordre, si elles tuent ? En demandant l’arrêt de l’utilisation, M. Cazeneuve admet avoir autorisée celle-ci ; un gouvernement socialiste doit pourtant fonctionner autrement. Je rappelle que les CRS ont été créés pour éviter qu’on envoie la troupe sur les manifestants. François Mitterrand disait « Si la jeunesse n’a pas toujours raison, la société qui la méconnaît et qui frappe a toujours tort. » Il est de notre devoir de socialistes de faire en sorte d’éviter que les CRS ou les gendarmes mobiles ne deviennent la troupe qu’ils ne doivent pas être. Là aussi, ne tournons pas le dos à notre héritage socialiste.

J’avais dit après les européennes que les français ne voulaient plus de nous et de notre politique. les français ne veulent pas non plus de la violence institutionnelle, ni d’une communication platonique.

Pour tout cela, pour Rémi et pour notre démocratie, nous devons revoir notre manière actuelle de faire de la politique, pour que continue de vivre la gauche.

Rémi DEMERSSEMAN PRADEL.

Porte-parole NVS
Membre du Bureau National
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