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Tribune : Ne laissons pas tomber le Socialisme.

Nous avons assisté ces derniers jours à plusieurs événements qui, mis ensemble, démontrent une démarche engagée contre le socialisme français. Comme le Labour en Angleterre et le SPD en Allemagne, le Parti Socialiste français subit l’assaut de ceux qui, minoritaires en son sein, voudraient utiliser son organisation pour légitimer une politique qui n’est plus socialiste.

4 éléments en particulier illustrent cette démarche, que nous prendrons dans l’ordre chronologique de leur apparition.

Tout d’abord, le procès fait à Gérard Filoche. Gérard Filoche, figure de la Gauche française, de la défense des travailleurs contre le patronat, a exprimé en un Tweet son refus du système Total en France : « de Margerie est mort. Famille Taittinger en deuil. Les grands féodaux sont touchés. Ils sont fragiles ; Le successeur nous volera-t’il moins ? ». Les réactions de députés, de membres du Bureau National du PS et du Premier Ministre ont été d’une ampleur telle qu’on ne peut que constater une volonté de mettre en difficulté Filoche et, à travers lui, lancer une première étape de la purge à gauche.

Le Bureau National auquel j’ai participé a majoritairement dénoncé cette sur-réaction, rappelant que Gérard avait par ailleurs salué la douleur de la famille. C’est le 1er secrétaire seul, sans le soutien du BN, qui a décidé de traduire Filoche devant la Haute Autorité du PS.

A travers Filoche, c’est une voix de la Gauche qu’on veut faire taire au sein du Parti. En l’attaquant, on crée une jurisprudence qui permettra d’attaquer tous les socialistes qui twitteraient leur opposition au système. « Le socialisme, c’est chercher la vérité et la dire. »

Dans la même journée ou presque, 48 députés membres du Parti Socialiste ont voté CONTRE un amendement visant à rendre la CSG progressive, ne lui permettant pas d’être adopté. Or il s’agissait d’un texte permettant la mise en application de la proposition n°14 du programme de François Hollande en 2012, une proposition issue du programme validé par les militants :

Ce texte a été rejeté parce qu’il provenait d’un amendement déposé, contre l’avis du gouvernement, par des députés « frondeurs ». Or il s’agissait d’une proposition visant à respecter nos engagements vers plus de justice sociale via la fiscalité, pas d’un vote contre ni d’une abstention contre la confiance ou sur le budget !

C’est la démonstration qu’il n’y a pas la volonté d’appliquer le programme validé par les militants, et ne surtout plus donner de place à leurs représentants à l’Assemblée Nationale.

Autre effet de buzz, la proposition de Mr Valls de changer le nom du Parti (http://tempsreel.nouvelobs.com/politique/20141022.AFP8926/vif-debat-entre-gouvernement-et-ex-ministres-valls-veut-en-finir-avec-la-gauche-passeiste.html). Comme si changer de nom allait résoudre le désintérêt du citoyen pour la politique, le chômage, l’austérité, la décroissance, la fraude fiscale, l’individualisme… On peut y voir en fait la volonté de conserver l’organisation du parti socialiste sans ceux qui y sont encore socialistes, comme l’a fait Blair avec le New Labour, pour en faire un parti capable de fusionner sa politique avec celle d’un centre qui n’en est pas vraiment un (http://tempsreel.nouvelobs.com/politique/20141023.AFP9028/valls-fait-de-l-oeil-aux-centristes-mais-udi-et-modem-refusent.html).

Enfin, l’intensité de la force utilisée face aux manifestants écologistes. Je ne commenterai pas encore le décès de Rémi Fraisse, lors des heurts qui eurent lieu dans le Tarn. D’abord parce que, ami de la famille, je suis personnellement affecté et que cela n’aide pas à juger pertinemment. Ensuite parce que j’attends les conclusions de l’enquête pour me prononcer. Par contre, il est utile d’évoquer la dureté des actions demandées aux policiers et aux gendarmes lors de ces manifestations pacifiques. Lutter contre les casseurs est une action que je soutiens. Assourdir des pacifistes qui réclament un supplément de démocratie est une pratique qui n’est pas dans les gènes socialistes. On peut y voir le 4ème élément démontrant une démarche contre le socialisme français.

Je suis las de ce spectacle mais toujours combatif et je sais que nous sommes nombreux à porter dans nos cœurs les valeurs premières du socialisme, prendre soin de l’autre, œuvrer pour le bien-être de tous, travailler ensemble et faire société. Avec ces tristes événements du week-end, avec les actions engagées contre ceux qui portent la voix socialiste, nous sommes aux antipodes de cette réflexion.

Un nouveau monde est déjà là. De nouvelles pratiques politiques, démocratiques, économiques sont à mettre en place. Cela ne pourra se faire que si chacun se mobilise et défend une « nouvelle voie socialiste ». Ne baissons pas les bras, ne détournons pas le regard de la situation, ne tombons pas dans l’individualisme en pensant que d’autres régleront les problèmes. Ne laissons pas faire la minorité dans sa tentative de récupérer le principale parti défendant le socialisme en France.

Ne laissons pas tomber le nom de « socialiste ».

Rémi DEMERSSEMAN-PRADEL
Porte-parole NVS
Membre du Bureau National

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Tribune : Retour sur les déclarations de M.Aubry

Le gouvernement n’a pas su écouter la gronde d’une partie de ses composants dits « frondeurs » et c’est bien regrettable. A coup de sanction il a cru reprendre la main sur ces hommes et femmes 2.0 qui ont tenté de s’affranchir des dogmes politiques par leurs esprits ouverts au changement, un appel viscéral qui est devenue leur cause.
Pourtant ils sont bien là, le doute est crée, il ne nous quitte plus. A-t-on le droit d’envisager l’alternative ? Grâce à eux oui et le champs des possibles est à portée de main.
Avec l’intervention de M.Aubry et la délivrance d’un message fort ce dimanche, grâce à son courage et détermination cette prise de conscience de la nécessité d’agir grandit.
Ici, sur le terrain, nous œuvrons dans l’ombre au quotidien, nous créons le mouvement de soutien à l’alternative et au changement, à la prise de conscience qu’il faut de nouveaux modèles et que les mécanismes d’une économie libérale ne nous conduiront pas à l’objectif.

Comme le dit Delphine Batho :
« La crise de 2008 et le nouvel état de l’économie mondiale appellent une nouvelle régulation moderne et non pas des certitudes ou un prêt-à-penser qui date des années 1980. Il n’y aura pas de retour de la croissance à l’ancienne. Préconiser la baisse du coût du travail pour les uns ou la relance de la demande pour les autres sont des solutions du passé.

Il faut porter des idées nouvelles.

Sans un changement de modèle et une politique de relance écologique par l’investissement, il n’y aura pas de redémarrage de l’activité en France. Toute une partie des élites de ce pays n’ont pas compris que tout un monde ancien est en train de s’écrouler. Si on ne prend pas en compte la question énergétique, la raréfaction des ressources mondiales et ses conséquences sur l’économie réelle, on ne s’en sortira pas. Il faut un gigantesque plan de modernisation de la France : ça se joue sur le bâtiment et la construction avec les économies d’énergie, l’éducation, le numérique. Il faut remettre la nation en mouvement, recréer une dynamique, un espoir. »

« Beaucoup se contentent de critiquer la politique d’austérité en mettant un bémol. Ça reste la même partition. Dans ce que disent les frondeurs, par exemple, il n’y a pas de projet positif, d’alternative crédible et sérieuse, uniquement la critique de la politique actuelle. Ça ne me paraît pas être une voie d’espérance nouvelle et ça me paraît insuffisant par rapport à la gravité de la crise politique dans laquelle est la gauche aujourd’hui. Je veux, pour ma part, aider la génération politique de demain à émerger. »
Intervention complète : http://video.lefigaro.fr/figaro/video/batho-je-veux-de-nouvelles-tetes-et-de-nouveaux-projets/3848709171001/

Oui, il faut apprendre à vivre sans croissance et c’est possible.
M.Aubry parle de débat d’idées, oui il est nécessaire et vitale pour notre parti. Sans un vrai débat d’idée, une vraie consultation des citoyens notre parti est mort. Que restera-il ? Le consumérisme, l’égoïsme et la pression des plus faibles, on ne créera que des blonds aux yeux bleus.

Moi, socialiste, je souhaite un monde de diversité, un monde de partage, remettre l’économie au service de l’homme. Nous sommes nombreux à y croire. Nous devons être des acteurs de terrain, chercher la parole du citoyen et la dire !

Nous pouvons tous être acteurs du renouveau politique !
Créons des lieux de débats dans chaque département, déployons le collectif Vive La Gauche pour soutenir l’action du changement et pour que re Vive La Gauche ! Créons des échanges pour réinventer une politique fédératrice et créatrice de nouveaux modèles. Ils sont là, ils existent. Acceptons le changement.
Mobilisons notre intelligence collective pour apprendre et faire apprendre à mieux vivre, travailler, diriger ensemble.

Les guerres de clans et les amplifications médiatiques ne doivent pas nous éloigner de l’objectif : créer une politique de partage, de compassion et de respect pour faire société.

Rejoignez dès à présent votre collectif départemental Vive La Gauche et s’il n’existe pas créez-le ! Nous avons la parole, faisons là entendre. Utilisons cette chance pour porter nos attentes au plus haut.

C’est notre union qui déclenchera les réorientations nécessaires pour la survie de nos valeurs et non pas le morcèlement de notre famille politique.
Il est temps de faire un choix, un choix unique et capital.

Je fais le choix de me mettre au service du citoyen pour réinventer notre vie citoyenne et démocratique. Je fais le choix de mettre tout en œuvre pour réveiller le parti et le pays auquel je crois et vous ?

Amitiés,

Rémi DEMERSSEMAN-PRADEL
Porte-parole NVS
Membre du Bureau National

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Lettre ouverte à Emmanuel Macron

Cher Emmanuel,

J’ai beaucoup d’admiration pour toi, tu es brillant et j’ai une profonde envie que tu réussisses dans la mission que tu t’es vu confier.
Je suis un frondeur non député, co-leader de courant minoritaire, on pourrait croire à un mouvement d’opposition au sein du parti, pourtant nous prônons une économie fondée sur les valeurs de partage, partage du travail, partage des richesses.
Je tente de démontrer que ceci est possible dans les différentes publications réalisées et diffusées aux militants socialistes.

Je souhaite ta réussite.

Ta réussite sera la réussite de tous les citoyens.
Ta réussite sera celle du parti socialiste, le vrai.
Ta réussite sera celle des valeurs que nous portons, que beaucoup portent encore et c’est sur eux que tu peux compter.

Nous ne pouvons pas admettre un échec supplémentaire qui serait le signe de la chute de nos valeurs et de notre parti, nous serions alors sous la coupe d’un gouvernement encore plus libéral que celui-ci, on en constate les graves dégâts. Ce n’est pas envisageable. C’est pour cela que je souhaite que tu réussisses.
Cette semaine tu as répondu à une interview dans le Journal du Dimanche indiquant que tu voulais inverser l’état d’esprit des dirigeants d’entreprises et c’est là où je m’inquiète.

Moi , Socialiste, Dirigeant d’entreprise, je voudrais continuer à créer de l’emploi, créer de l’activité, développer la dynamique d’une entreprise qui met l’économie au service de l’homme, qui réfléchit a mieux impliquer les salariés, à améliorer leurs conditions de travail, à les faire s’exprimer sur leur vision de l’entreprise afin d’avancer ensemble, d’en partager la gouvernance, d’être engagé dans un objectif commun pour pérenniser la valeur travail.

Ceci est la volonté de mon groupe. C’est ce que je souhaite et c’est mon état d’esprit, faire que l’entreprise soit celle de tous les salariés, que chaque salarié œuvre avec bienveillance et prenne un vrai engagement moral vis-à-vis de cette entreprise.

Pourtant ces souhaits de partage de mon entreprise sont remis en cause par manque d’investissement de l’Etat. Créateur de crèches, la politique familiale révisée porte un coup à la perceptive d’avenir de l’activité.

L’Etat pour cette activité (et bien d’autres) est un acteur de premier plan. La réduction du budget de sécurité sociale laisse entrevoir une réduction de 50% le nombre de crèches crées dans les années à venir.

Non, l’austérité ne fera pas revenir la croissance.
L’austérité va accroître la décroissance économique et morale de tous les acteurs qui font battre le cœur essoufflé de Vème République. L’austérité freine des entreprise comme la mienne qui pourtant essaie de trouver de nouveaux modèles de fonctionnement de faire avec ce que j’ai, une sorte d’entreprise circulaire pour prouver que cela peut marcher et que nous pouvons placer sans crainte notre confiance en l’économie social et solidaire.

Les entrepreneurs sont freinés par cette austérité, tu attends le contraire malheureusement.

Si les entreprises de l’économie sociale et solidaire ne peuvent se développer alors que l’avenir est là, si cette partie là de l’économie qui fait beaucoup avec peu est étouffée par de nouvelles mesures, étouffée par le diktat européen des 3%, comment les autres entreprises vont pouvoir poursuivre ?

Aussi, oui Emmanuel, tu as raison de vouloir secouer la démocratie car tu dois être exaspéré par tant d’inertie et tant de possibilités mais cherches tu au bon endroit ?

Ou est l’argent qui nous fait défaut ? Dans les fonds destinés aux plus démunis ? Dans les fonds qui permettent d’élever la nouvelle génération ? Dans l’augmentation de taxes ? Ne va-t-on pas détruire le peu de solidarité qui renaît et qui lutte pour subsister ? Ce que tu cherches n’est-il pas dans les coffres bien cachés des riches qui le sont un peu plus chaque jour ?

Le temps n’est plus à la réflexion, le temps nous ne l’avons plus. Il faut agir et ne comprenant pas quel est ton programme pour créer l’inversion des pôles, qui n’est pas chose aisée, je travaille avec Vive La Gauche qui vient de publier sa contribution aux Etats Généraux du PS, en voici le lien :

http://www.vivelagauche.fr/

Cette réflexion est approfondie dans chaque fédération du parti.

Nous sommes le Parti Socialiste qui cherche la vérité et qui veut la dire.

Emmanuel, aide moi à comprendre comment vas tu faire pour réussir ? Aide moi, je n’ai qu’une envie c’est de comprendre pour mieux t’accompagner dans la construction de ce New Deal .

Amitiés, 

Rémi DEMERSSEMAN-PRADEL
Porte-parole NVS
Membre du Bureau National.



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l’Alternative existe ! Vive la Gauche !

Non, la seule alternative à la politique économique menée actuellement n’est pas le retour de Sarkozy. Non, la Gauche n’est pas morte. Non, la Gauche n’est pas désunie. Au contraire, vibrante, elle cherche à se rassembler. Les 3 universités de rentrée de ce week-end, dont celle de UMA à laquelle j’ai eu le plaisir de participer, en sont la preuve.
Oui, la transformation sociale est possible, plutôt que laisser les citoyens sans repères, dans la désespérance collective. Pour cela, il faut retrouver la capacité d’indignation contre le système en place et proposer des mesures qui permettent de transformer la société, ne pas se laisser bercer au rythme des affaires qui secouent la classe politique.
Les politiques, ce sont des hommes et des femmes comme vous et moi. Ils ont leurs travers, de gros parfois. Il y a des phobiques, phobiques administratifs, homophobes ou xénophobes. Il y a des professionnels. Il y a des intéressés. Il y a des hommes et des femmes, plus visibles que vraiment nombreux, qui pratiquent des jeux de pouvoirs jusqu’à en oublier leur devoir d’exemplarité. Ceux-là devraient plus s’occuper des citoyens et moins d’eux-mêmes. L’exemplarité est un état de fait, c’est une manière de vivre, celle qui doit guider ceux qui, dans ces hauts cercles, représentent les citoyens ou décident en leur place. Mais ils ne sont pas si nombreux, ils sont simplement plus mis en avant dans nos médias.
Ramenons la politique au cœur de la citoyenneté.
En vérité, il n’y a pas de crise démocratique. Le citoyen se divertit de toutes ces histoires. Il ne se moque pas de la politique mais de ceux qui la font. Ce que veut le citoyen c’est un travail, un revenu décent qui lui permette d’élever ses enfants correctement, en leur permettant de s’ouvrir au monde et à la culture. Ce que veut le citoyen ce sont des repères de respect !
Nous devons casser le modèle.
Nous devons revenir à des principes de fonctionnement qui permettent de #FaireSociété. Pour cela, je propose la création d’un revenu de base qui remette de l’équité entre chaque citoyen et favorise les plus démunis en rééquilibrant avec ceux qui ont beaucoup et partagent le moins possible. Je propose également d’ouvrir l’accès au travail, en évoquant ouvertement la question du partage de celui-ci dans le cadre le plus large, celui de notre Société.
Je propose de libérer les forces productives, les hommes et les femmes qui travaillent dans les entreprises. Ce ne sont pas des machines taylorisées. Certains l’ont cru au point de vouloir les remplacer partout par de vraies machines. Mais l’homme est le plus créateur des êtres vivants, il innove, il crée, il bâtit, il érige ! C’est pourquoi je propose de mettre en place une politique de transformation de la société par la valorisation de la gouvernance partagée dans les entreprises. Cette gouvernance permet non seulement de décupler la force de production, mais redonne un sens au travail de chacun, devenant un projet collectif qui motive chaque engagé et non-plus des salariés au service d’un patron. Elle participe d’un mouvement plus large des entreprises engagées dans une démarche de Performance Globale (économique, sociale, sociétale et environnementale) que je propose à l’Etat de valoriser : appels d’offre, financements, communication, … pourraient leur être réservés, toujours avec des contrats-cadre et des contrôles simples à réaliser.
Un travail respectueux, un revenu et une fiscalité adaptée voilà les vraies préoccupations des citoyens. Sur la fiscalité je propose une approche totalement restructurée et régénérative : taxons le patrimoine en lieu et place des revenus des citoyens et des entreprises. Ce faisant, nous libérons la question du coût du capital. En libérant les entreprises de l’impôt, en taxant l’enrichissement de leurs actionnaires plutôt que leur performance économique, nous favorisons leur implantation en France, et l’emploi qui en découle.
Tout cela est possible en sortant du schéma erroné de la croissance comme seule solution de « sortie de crise ». Nous ne sommes pas en crise. Une crise ne dure pas 40 ans. C’est tout notre système économique qui est à l’arrêt. En organisant la captation de la plupart des richesses produites à l’avantage d’un nombre toujours plus réduit d’ultra-riches, au détriment de la plupart de nos concitoyens, notre Société a enclenché un cercle vicieux qu’il faut casser. La quête de croissance est une utopie. Elle n’est plus possible avec 2023 milliards de déficit. Les mesures de réduction des dépenses publiques accélèrent aussi vite, voire plus vite, la réduction des recettes de l’Etat et empêchent la réduction du déficit. Le cercle vicieux…
Comment remonter la pente ? Arrêtons de courir après cette croissance qui n’est qu’un leurre, une manière de mettre un peu plus de pression, de justifier cette politique d’austérité qui finance, in fine, les toujours plus riches. Stéphane Hessel rappelait que la France n’avait jamais été aussi riche. 50 milliards d’euro créent immédiatement plus d’un million d’emplois s’ils sont utilisés par l’Etat, les sociétés de l’ESS, ou dans des contrat-cadres clairs et contrôlés. Ne les donnons pas aux entreprises sans contreparties, cela revient in fine à n’enrichir que quelques actionnaires.
Repensons notre rapport à la « croissance ». Le calcul de la croissance doit prendre en compte la valeur de ce qui ne crée pas de richesse pécuniaire et qui n’entre pas dans les transactions financières : le bien-être des salariés, les équipements collectifs, la réduction de l’impact sur la nature, … En cela la loi sur l’ESS est une vraie avancée, qui donne les moyens de développer ce qui, dans les entreprises, donne de l’importance à la notion de #FaireSociété.
Transformons notre Société
Notre pays est au bord de la falaise du changement : soit il saute et échappe à la faillite / au capitalisme plus qu’outrancier, soit il reste au bord et se fera écraser. Entrons dans la Société collaborative, qui consomme justement, qui adopte l’économie circulaire, qui fait le bien de chacun, qui prend soin de son environnement. Au niveau politique, ouvrons les portes et fenêtres de nos organisations. Mettons en place des ateliers de réflexion et d’action commune, avec les militants et les sympathisants qui veulent orienter la politique économique française et européenne. Redonnons du pouvoir à nos concitoyens, démontrons leur qu’ils sont écoutés et entendus.

En faisant bloc, un vrai bloc, un bloc de Gauche, un bloc de transformation sociale, nous pouvons enclencher le vrai changement de Société. Pour que Vive la Gauche, il faut maintenant que Vive la Gauche dans nos fédérations !
Rémi DEMERSSEMAN-PRADEL
Porte-parole NVS
Membre du Bureau National
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