Le Sénat rebascule à Droite

Analyse des résultats par Rémi DEMERSSEMAN PRADEL (Porte-parole NVS) :

La désunion de la Gauche a encore permis une victoire de la Droite. Dans de nombreux départements un ou 2 sénateurs de Gauche auraient pu être élus si il n’y avait eu qu’une liste. Ainsi, en Haute-Garonne, les 188 voix d’EELV ou les 183 du PC ont permis à l’UMP d’emporter 3 sièges au lieu de 2, avec 81 voix d’avance… #LaGaucheLaPlusBêteDuMonde a encore frappé.

Il faut noter également que la déculottée est moindre en raison essentiellement du fait que la moitié des sénateurs renouvelés avaient été élus à une période (il y a 9 ans) où la Droite était hégémonique.
Sans changement majeur de politique, le prochain renouvellement sera un massacre, car se sont la plupart des sénateurs de Gauche qui seront renouvelés !

Analyse des résultats par Thomas PETIT (Chargé du pôle Responsabilités Europe NVS) :

Après seulement 3 années théoriquement à gauche, le Sénat rebascule à droite.

Cette parenthèse historique (c’était le première fois dans la 5ème république que le Sénat était à gauche) est donc terminée.

Le PS « regrette », le gouvernement s’en fout.
Triste constat d’échec de la majorité actuelle du « gouvernement » du PS, mais aucune auto-critique sérieuse ne semble se profiler. Au contraire…Lire la suite

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A LA RECHERCHE DE L’IMMUNITE PERDUE

Une volonté de rassembler et pourtant au bout de 25 min le cas Juppé est posé et… pose problème. Manque de coordination, Mr Juppé annonce sa candidature le même soir sur son blog pendant que Nicolas Sarkozy l’étale au journal télévisé, le rassemblement annoncé fait déjà place à un jeu d’égocentrisme mal placé.
5 ans et un bilan sans appel. Oui la crise est passée par là mais elle a bon dos cette crise.
Bygmalion ? Découvert dans la presse. Les comptes de campagnes ? Seul ceux de l’UMP n’ont pas eu de remboursement d’Etat (l’affaire des comptes de campagnes).
Pourquoi vouloir montrer l’exemplarité pendant 40 min sur la chaîne phare du service public ?
Et d’ailleurs, comment est-il possible d’obtenir une telle plage horaire en prime time pour annoncer « un retour » à la tête de l’UMP ?
Les « Intervilles » du copinage sont ouverts.
Rappelons que Mr Delahousse et l’interviewé sont des amis de longues dates, Nicolas Sarkozy ayant participé à la surprise d’anniversaire ce week-end de Mr Brunet (RMC) appelant à la fin de la surprise au soutient de ses 2 amis pour 2017…
Rappelons aussi que le patron d’un des plus gros réseau social de France est également un très bon ami de Nicolas Sarkozy. Résultat : affichage total de ses publications alors que le changement d’algorithme a réduit parfois de 80% l’audience de certaines marques utilisatrices.

Rappelons, pour finir que Nicolas Sarkozy siège au Conseil Constitutionnel, or il n’est pas possible de prendre la tête d’un parti politique quand on est membre du Conseil.

Comment va-t-il contourner cela ? Réponse sous peu, sachant qu’il n’existe pas de protocole de retrait du Conseil Constitutionnel.

Éteignons la lumière, le papillon vexé partira vers d’autres contrées. Ne détournons pas notre énergie créatrice pour tant d’Ego.
La politique ne doit pas être un jeu d’hommes et de clans, la politique doit être au service des citoyens.
Que pensent les Français démuni face à ce discours de père protecteur ?
Les français n’ont pas besoin d’un père protecteur, ils ont besoin d’une vision, de ligne d’avenir, de transparence face à leurs problématiques.
Ils ont besoin d’être fiers de leurs pays et de sa position dans le monde, ils ont besoin de croire.
Arrêtons de parler de politique, synonyme de mensonges et d’échec, parlons de citoyenneté, de faire société et d’intelligence collective.
Le monde a changé depuis 2012 Mr Sarkozy….et les attentes aussi.
Clémentine SIDOUIN.
Militante NVS qui croit au sursaut citoyen.
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Et maintenant?

Après le remaniement, le PS a le devoir d’engager un débat de fond sur les orientations politiques, tant il est évident désormais qu’il y a deux orientations possibles :celle de l’inflexion et celle du cap maintenu.
Affirmer que le cap maintenu est le bon choix puisque celui du gouvernement est un peu court politiquement.

La force d‘un parti n’est pas dans la discipline, mais dans le débat, les échanges, les confrontations d’idées. Le débat est donc nécessaire pour plusieurs raisons.
L’université d’été ne peut ignorer cette nécessité.Si la politique actuelle est vraiment la seule possible, alors pourquoi le Président Hollande demande-t-il une inflexion au niveau de l’Europe pour la refuser en France ? Cette seule question mérite débat.

C’est la première raison.

Ensuite, chacun sait qu’en politique les choses ne sont jamais simples. Il n’y a pas d’un côté ceux qui ont la vérité et de l’autre ceux qui sont dans l’erreur. En politique, comme ailleurs, les amis de la vérité sont ceux qui la cherchent, et non ceux qui, croyant l’avoir trouvée, refusent le débat.

En politique, c’est le doute, et non les certitudes qui fait progresser.Sont-ils tous dans l’erreur ces dizaines de parlementaires, ces économistes, ces observateurs politiques qui pensent qu’une autre politique est possible ?
La vérité n’est–elle que dans la pensée unique ?

Enfin le débat est nécessaire pour prépare l’avenir, l’avenir proche, celui de 2017.
La gauche, le PS pourront-ils mobiliser leur électorat avec un bilan approuvé par le MEDEF ? Certainement pas.
En maintenant le cap actuel, le PS pourra-t-il faire campagne avec des propositions de gauche comme en 2012 ?

Pas davantage.

Echaudés par les promesses non tenues de 2012, les électeurs regarderont ailleurs.C’est maintenant, que le PS joue sa crédibilité politique auprès de son électorat.

En 2016, il sera trop tard.

Jacques VUILLEMIN
Ex Premier Adjoint du Maire de Besançon (Robert Schwint)
Membre du PS Section Besançon
Président de l’Association Floréal.

                        
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