2ème conférence « Quelle politique monétaire pour l’Europe ? »

La 2ème conférence de NVS s’est tenue mercredi 26 mars au Conseil Régional d’Île-de-France. 

Conférence très vivante en 2 parties complémentaires :

  • Christophe Delgery, dans une présentation très pédagogique, a défini la Monnaie et son rôle dans l’Économie.
  • Jean-Baptiste Bersac, en se référant à de nombreux extraits de son livre (publié en octobre ) « l’irrésistible émergence de la monnaie », est rentré dans les aspects technique de la monnaie dans le monde et en Europe. 

De nombreux échanges malheureusement écourtés par manque de temps ont clôturé cette intéressante conférence. 

Un « kit », avec la vidéo, est en cours de préparation afin que chaque membre de l’association puisse organiser un travail de réflexion et de propositions politiques, lequel sera ensuite apporté à la publication collective à venir.

Rendez vous a été pris pour la prochaine sur le thème de l’Europe, et la prochaine diffusion vidéo de notre 1ère conférence sur l’entreprise.

facebooktwittergoogle_plusredditpinterestlinkedinmailby feather
Croissance_-C3-A9conomie_francaise

Elections municipales. Deux dangers à combattre : L’abstention et le Front national.


Dans notre paysage politique national, les élections municipales ont une importance primordiale.
Une équipe municipale élue agit fortement et en proximité sur la vie quotidienne de nos concitoyens. Son influence sur le mode de vie et même sur le comportement des individus est réelle. A l’heure où l’individualisme fait tristement recette dans ce libéralisme forcené et met à mal une solidarité pourtant de plus en plus indispensable, à l’heure où la droite cherche à opposer les uns aux autres, à l’heure où la fragilité des services publics remet en cause l’équilibre et le bien-vivre de nos territoires, il est indispensable que des équipes de gauche poursuivent leurs mandats.

Or, notre courant de pensée étant aujourd’hui au pouvoir, la déception est parfois grande parmi nos électeurs. Il est vrai, et c’est particulièrement juste parmi les membres de « Nouvelle Voie Socialiste », que la politique économique et sociale actuellement menée ne convainc qu’une très faible partie de la population. L’augmentation de la précarité de masse nous donne malheureusement raison. L’enrichissement accru de quelques ultra-riches également. De même, la lutte contre notre « adversaire, la finance » n’est pas vraiment menée, ce qui est à notre sens une grave erreur.



Nous devons entendre notre population, être à l’écoute de ce peuple qui refuse l’Economie actuelle ! Une politique différente est encore possible, qui prenne acte de l’arrêt de la croissance et de la nécessité d’un nouveau partage des richesses produites, de nouvelles pratiques démocratiques en France comme en Europe, et d’une véritable transition énergétique. Autant de sujets que nous avons mis au cœur des travaux de « Nouvelle Voie Socialiste », le think-tank militant.
Cependant, la politique menée par le Président actuel est sans rapport avec son prédécesseur. En matière sociétale, d’éducation, de jeunesse et de justice, la donne est incomparable. Et puis, on ne monte plus une partie de la population contre une autre. Quelle différence ! Cette réalité est essentielle. Il faut la conserver et voter pour la défendre.
Une certaine frustration est mauvaise conseillère, car conseillère de l’abstention. Et l’abstention, c’est une opportunité dangereuse pour une droite toujours plus extrémiste. Une priorité doit donc nous animer, nous, électeurs de gauche : VOTER ET FAIRE VOTER !
Le bilan des communes dirigées par nos représentantes et nos représentants est bon. En cette période de précarité sévère, ces communes sont des « amortisseurs de crise », certes parfois insuffisants, mais cependant cruciaux ; comme l’est notre modèle social que nous avons tant de mal à préserver. Nous pouvons en être fiers et utiliser cet argument fort que sont les résultats positifs de leur action. 
Pensons-y aussi pour nous, pour que cette voie soit poursuivie grâce à notre propre vote.
Un autre danger pointe à l’horizon, de façon inquiétante : La victoire du Front national.
On l’a déjà connu d’ailleurs et les expériences passées ont été destructrices pour la commune, pour ses habitants et pour le bien vivre ensemble. La faillite financière a ponctué à chaque fois cette triste parenthèse. Luttons contre le risque de récidive.
On le voit également, la progression du Front National, vote après vote, entraîne progressivement notre population vers un vote national extrême aux conséquences préjudiciables pour notre « vivre ensemble » et, disons-le, notre démocratie. Derrière le mirage du Front National ce sont des années de malheur qui attendent notre population.
En conséquence, dans les cas où malheureusement, au deuxième tour naturellement, cette possibilité s’avèrerait possible, et bien sûr en l’absence d’un candidat de gauche : hors de question de tergiverser, opposons-nous au Front national et votons pour la candidate ou le candidat républicain. Sachons faire ce que nombre d’électeurs de droite ne savent pas faire : Défendre la République.
Les enjeux sont là. Ne les oublions pas et agissons par rapport à eux. Ne laissons pas des frustrations nous faire faire fausse route.
Bon vote à toutes et à tous.

Patrick Ardoin
Co-fondateur de « Nouvelle Voie Socialiste », le think-tant militant
&
Rémi Demersseman-Pradel
Co-porte-parole de « Nouvelle Voie Socialiste », le think-tank militant
facebooktwittergoogle_plusredditpinterestlinkedinmailby feather
ob_d0c0f4_insee-abstention

L’élection, fruit visible des invisibles.

Ils sont parmi les plus de 200.000 membres du Parti Socialiste, les plus de 150.000 signataires du collectif Roosevelt2012, les 6.000 adhérents de Nouvelle Donne ou ceux, plus nombreux, qui n’adhérent « à rien » mais n’en pensent pas moins. « Ils », ce sont les militants, les sympathisants, les citoyens qui s’engagent, qui luttent, au quotidien, pour défendre concrètement leurs idées.
Qu’attendent-ils ces « invisibles », ces citoyens qui réfléchissent, qui agissent, qui votent mais qui n’accèdent pas aux postes d’élus ou aux tribunes médiatiques ? Etre entendus. Que les élus, les gouvernants, écoutent leur voix et leur expliquent leurs choix. De la pédagogie donc, et de l’écoute. Parce que ce sont eux qui permettent les élections. Eux qui tractent, qui collent, qui relaient, qui débattent, … Depuis quelques mois, c’est ce qu’ils font, intensément, pour un résultat les 23 et 30 mars prochains. Ils sont mis à contribution et n’hésitent pas. Ils s’engagent. Le vote de dimanche, ce sera le leur, le résultat de leur travail, il sera à leur image.
Mais pour garder la force, l’envie, la confiance, ils ont besoin que les organisations (partis, collectifs) les accueillent ouvertement, avec transparence et bienveillance. Que les règles y soient claires, écrites et respectées. Que l’accueil soit organisé, les intégrations permises. Que les débats y soient possibles, voir même facilités. Les élus, les responsables de partis, tous ceux qui dépendent finalement de ces « simples militants », doivent se souvenir que, ensemble, ils représentent une masse puissante et invisible. Cette masse qui permet l’élection, cette masse qui la prépare, cette masse qui soutient et qui, si on ne la considère que comme des invisibles, un jour, se retourne contre la Démocratie.
Une étude de la « Compagnie Riquet » indique très clairement l’« inquiétante défiance vis-à-vis du politique ». Cette étude démontre que les français sont intéressés par la politique mais ne font majoritairement plus confiance aux élus pour gouverner le pays. Cette défiance engendre un fort accroissement de l’abstention (pour les législatives, de <20% dans les années 70 à >40% en 2012). Cet accroissement va de pair avec une forte hausse des idées anti-démocratiques, et une progression électorale importante du Front National. Ce parti dont Jacques Chirac disait qu’il était « raciste et xénophobe ». Lutter contre le Front National, c’est donc d’abord donner leur vraie place aux « simples militants », aux sympathisants, aux citoyens.
C’est dans cette esprit, avec cette volonté, que nous avons créé l’association « Nouvelle Voie Socialiste » (NVS).
NVS dispose de règles simples et claires, pour faire vivre la Démocratie que veulent les citoyens. NVS informe, proposant chaque jour une sélection d’articles aui traitent de l’actualité politique, économique, sociale, sociétale ou écologique, et, chaque semaine, le décryptage d’un fait d’actualité. NVS veut être un lieu d’accueil et de pédagogie pour tous les « simples militants » qui veulent réfléchir, apprendre, agir. Car NVS est également un lieu ouvert, de débat.
Think-tank militant, NVS travaille sur les sujets soulevés directement par ses membres. C’est ainsi qu’a été ouvert un temps de travail sur les liens entre l’Etat et les entreprises. Une conférence-débat, organisée à l’Assemblée Nationale, permet de disposer de positions d’experts sur le sujet. Puis est engagé un travail sur le terrain, dans les regroupements locaux que les membres souhaitent constituer. A partir du compte-rendu et de la vidéo de la conférence, avec les pistes de travail identifiées, c’est une matière volumineuse à laquelle chaque citoyen peut participer, qui fera l’objet d’une publication nationale. Chaque mois, une conférence sera ainsi organisée, comme le 26 mars prochain, sur lethème de la monnaie comme instrument européen de relance économique (cliquez ici), pour permettre le débat qu’attendent les « simples militants ».
Cette démarche, nous l’avons voulue afin de participer à faire vivre la Démocratie, ce « pouvoir du peuple », dans la continuité de notre l’action auprès de Stéphane Hessel et dans le respect du programme du Conseil National de la Résistance (CNR). Négocié en 15 jours et signé le 15 mars 1944, il y a tout juste 70 ans, par des hommes de toutes origines politiques que l’extraordinaire situation de notre pays avait rendu lucides, ce programme plaçait au premier plan le retour de la Démocratie et la solidarité économique.
Pour le vote de dimanche comme pour l’avenir, nous appelons chaque citoyen à user de son droit à la Démocratie, et chaque élu, chaque responsable politique, à se souvenir du programme du CNR, et respecter les « invisibles ».

Références :  

facebooktwittergoogle_plusredditpinterestlinkedinmailby feather
r05-2591

La Crimée et la transition énergétique en Europe

Dans notre décryptage hebdomadaire du 16 février, « Sotchi 2014 – La Démocratie après l’Olympisme »1, et alors même que n’avait pas encore débutée la crise en Ukraine, nous avions rappelé la situation en Russie ainsi que les principales polémiques entourant les Jeux Olympiques d’hiver. Nous avions appelé à défendre les droits de l’Homme, en France, en Russie, dans le monde. Il n’a suffi que de quelques jours pour que la Russie confirme l’à-propos de ce message.
Mais si la crise en Crimée est une démonstration supplémentaire de la faible considération des dirigeants russes pour la démocratie et le respect des droits de l’Homme, elle est également, chose plus inattendue, très révélatrice de la dépendance de l’Europe aux énergies fossiles. En effet, si on ressent dans la position des Européens sur l’Ukraine une louable précaution de ne rien précipiter qui puisse pousser Poutine à une posture sans retour, on sent aussi un net embarras dicté par ces impératifs énergétiques.

Rappels chiffrés

L’approvisionnement énergétique de l’Union européenne repose essentiellement sur les énergies fossiles, qui représentent au total 78 % de la consommation de l’UE 152.
Dans le même temps, les pays européens sont très faiblement producteurs d’énergie fossile. Il leur est donc nécessaire de s’approvisionner en-dehors de l’Union européenne. Ainsi, plus de la moitié de l’énergie consommée dans l’UE-27 provient de pays tiers et, de manière générale, cette proportion n’a cessé d’augmenter, passant de moins de 40 % de la consommation brute d’énergie dans les années 80 à 54,1 % en 20103..

La « realpolitik » énergétique

Une grande partie de l’énergie fossile utilisée en Europe provient de Russie, dont les conflits avec des pays de transit ont déjà menacé de perturber l’approvisionnement ces dernières années. Ainsi, déjà, entre le 6 et le 20 janvier 2009, lorsque les flux de gaz en provenance de la Russie via l’Ukraine ont été interrompus.
A ce jour, la moitié des achats de gaz de l’Union Européenne (65 milliards de mètres cubes) transite par l’Ukraine. Une nouvelle rupture des exportations russes vers l’Ukraine aurait donc des conséquences directes sur les livraisons de gaz à l’Europe. Certes, en raison d’un hiver doux, les pays d’Europe disposent de réserves pour faire face à une crise provisoire. Mais la dépendance reste encore réelle et sérieuse.
Et la question va même au-delà du gaz russe. Nous avons déjà vécu la même situation vis-à-vis du pétrole lybien, Iraqien, Iranien, saoudien ou Quatari, autant de ressources qui dictent trop souvent notre politique étrangère et amènent nos dirigeants à composer avec l’exigence de démocratie, voir tout simplement de respect des droits de l’homme par les pays exportateurs.

Perspectives d’action

A la suite de la difficulté d’approvisionnement vécue en 2009, le Conseil de l’Union Européenne et la Commission Européenne ont adopté plusieurs analyses stratégiques, initiatives et directives en vue de réduire notre dépendance énergétique : obligation de création de stocks en Europe, augmentation du nombre de gazoducs, augmentation du nombre de pays fournisseurs d’énergie, création de partenariats avec les fournisseurs et les pays de transit,…
Ce sont là autant de mesures « défensives » qui doivent permettre de faire face à une difficulté avec un des pays producteurs. Mais il manque de réelles mesures « offensives » en matière de réduction de la dépendance aux énergies fossiles. Il est ainsi temps d’engager un réel basculement vers les énergies renouvelables. Au-delà de la question écologique, c’est aussi la garantie de notre indépendance démocratique, un impératif du changement et de notre liberté d’action.
A 3 mois des élections européennes, et alors que les partis préparent leur programme, leurs candidats et leur campagne, il est impératif de rappeler à tous l’importance de ce travail collectif, vers une réduction de la dépendance européenne aux importations d’énergies fossiles.

facebooktwittergoogle_plusredditpinterestlinkedinmailby feather